Les facteurs de risque génétiques

La grande majorité des cas de MA correspond à des formes pour lesquelles il existe à la fois un effet de l’âge et un déterminisme multifactoriel. La part génétique de ce déterminisme est représentée par différents facteurs de risque. Le premier et principal de ces facteurs est l’allèle 4 du gène APOE (APOE4) codant pour l’apolipoprotéine E. L’importance de ce facteur de risque est tout à fait certaine : 10 % des porteurs d’un allèle APOE4 ayant atteint l'âge de 75 ans auront développé une MA et 33% des porteurs homozygotes APOE4/E4 ayant atteint l'âge de 75 ans auront développé une MA. Dans la population générale caucasienne de plus de 54 ans, la proportion de porteur d’un allèle APOE4  est de 24 %, et homozygote APOE4/E4 de 2% (moyenne des méta-analyses sur AlzGene).
 
Par la suite, de grandes études d’association pangénomique ou Genome Wide Association Study « GWAS » ont été initiées.  En France, ces études menées par l’équipe INSERM UMR744 dirigée par le Pr Philippe Amouyel (site internet) à travers des collaborations internationales de haut-niveaux (International Genomics of Alzheimer’s Project IGAP) ont identifié des polymorphismes sur plusieurs autres gènes : CLU (également appelé APOJ), PICALM, CR1 et BIN1 conférant un risque quantifié avec des Odds-ratio de l’ordre de 1.10 à 1.20.
 
Enfin en 2012, a été mis en évidence un nouveau facteur de risque de magnitude comparable à celle de l’APOE4 mais beaucoup plus rare : le gène TREM2. Les résultats permettent de retenir que le variant p.Arg47His de TREM2 constitue un nouveau facteur de risque de développer la MA dans les formes sporadiques. La fréquence de ce facteur de risque reste toutefois très rare : <0,5% en population générale.
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